C'est le silence que j'ai choisi... Toute confession aurait été l'acceptation de ma perte.
Lassitude.
Finis les aveux, les errements de la paroles...
Parler... Parler de quoi?
En fait j'ai eu le sentiment que tout était dit, qu'il n'y avait rien à rajouter, que tout nouveau mot était superflu, déplacé.
Je n'avais plus de place moi-même, plus de repère valable...Alors j'ai essayé de m'essouffler, de vivre plus de sur-vivre..
J'ai pris les places libres quand elles se présentaient mais sans vraiment les choisir; j'ai pris ce qu'il y avait à prendre, sans pourtant me reconnaitre telle que j'étais vraiment, telle que je suis réellement...
J'ai vécu à outrance.Pas assez de pensées.Trop dépensé.
Un été trop court...Pas assez pensé.
J'ai enfoui mon âme pour agir seulement, afin de tenter la chance...
Peut-être est-elle passée?
Une petite chance, un petit bonheur, une petite routine, un quotidien...